Annoncée le 8 janvier par le Président de la République, cette réforme bouleverse totalement les grands équilibres économiques de France Télévisions avec, notamment, l'arrêt programmé de la publicité. Le texte qui doit être porté au parlement est d'ailleurs contestée par huit membres de la « Commission sur la nouvelle télévision publique » (notamment les producteurs Hervé Chabalier, Marin Karmitz et Marie Masmonteil et le directeur général de Dailymotion, Martin Rogard). Dans une tribune publiée par « Le Monde » daté du 25 novembre, ces professionnels estiment que l'« On s'achemine - à moins de changements importants lors des débats - vers un audiovisuel public fragilisé, avec une structure bancale, un financement aléatoire ».
L'appel à la grève était suivi par 40% des salariés de France Télévisions, et par 14,80% des salariés de Radio France. Les salariés craignent qu'en l'absence de financement pérenne les chaînes ne perdent leur indépendance. De plus, la réforme de la gouvernance de France Télévisions, notamment la nomination de son président par le chef de l'État, revient sur l'acquis voté par la gauche en 1982, qui assure la liberté éditoriale du service public de l'audiovisuel en confiant l'élection des présidents de chaines publiques à l'Autorité Indépendante de Régulation du Paysage Audiovisuel français, aujourd'hui appelée Conseil Supérieur de l'Audiovisuel.