Le XXIe siècle est en marche et l'agenda 21, son contemporain, vient de s'ouvrir à l'échelle de la communauté d'agglomération du pays ajaccien. Avec, pour commencer, les présentations faites par le président de la Capa, Simon Renucci, hier au palais des congrès. Depuis trois ans, la communauté d'agglomération et ses agents planchent sur ce projet garant du développement durable, l'une de leurs priorités. Dans une salle Prestige presque trop petite pour contenir un public venu massivement, Simon Renucci et Cécile Marchapt, de la direction générale des services, ont exposé les contours et le pourquoi de l'agenda du XXIe siècle.
Le président de la Capa n'est pas le seul à penser que « d'autres modes de développement sont possibles. D'ailleurs, après trois années, nous enregistrons une diminution de la consommation de papier à la Capa et, dans un autre registre, nous allons favoriser les produits locaux dans les repas des cantines. Développement durable ne rime pas avec décroissance comme ces exemples le démontrent. » L'agenda 21 a vocation à créer sur le territoire de la Capa, les conditions d'un développement durable par des propositions ciblées. Une démarche qui se veut démocratique, tenant compte des avis et suggestions de chacun. 35 000 foyers ont ainsi été consultés par courrier.
Associé au lancement en grande pompe de l'agenda 21 du pays ajaccien, le préfet de Corse, Patrick Strzoda, était au nombre des participants. Comme le président de l'assemblée de Corse, Dominique Bucchini. Et son collègue Pierre Ghionga, président de l'office de l'environnement, qui connaît le sujet « pour avoir déjà initié l'agenda 21 de Haute-Corse, l'une de mes passions. La CTC est à vos côtés pour être un partenaire de chaque jour. L'agenda 21 est bien plus qu'un affichage, il repose sur le triptyque : produire, partager, protéger. L'office de l'environnement propose d'en être le référent technique. » Et Pierre Ghionga de rappeler le sens d'un principe d'avenir, qu'il faudra s'entraîner à prononcer, si l'on veut voir la vie en vert : « L'écosocioconditionnalité » ! En clair : « Plus vous réunissez les conditions du développement durable, plus l'aide accordée est importante ». Voilà qui est noté, dans… l'agenda « 21 », cela va de soi.
Lucile Caitucoli
Article Corse Matin du 6 Avril 2011
A chaque élection, sa vérité ». Le député-maire d'Ajaccio ne déroge pas à « sa » règle. A savoir, ne comptez pas sur lui pour faire des élections cantonales un tremplin pour analyser ce que seront les futures municipales ou législatives.
Mieux, il se refuse à commenter rumeurs et ragots qui ont (hélas) émaillé la campagne des cantonales. « Si je les évoque, cela veut dire qu'il y a un fond de vérité et comme ce n'est pas le cas… » Bref, Simon Renucci est au-dessus de la mêlée. Cela ne veut pas dire bien évidemment que les résultats sur les quatre cantons ajacciens le laissent de marbre. Loin de là.
« Avant toute chose, il faut noter que ce fut un véritable moment démocratique qui a laissé sa place au débat d'idées ».
Photo Michel Luccioni/ Corse Matin
Certains leaders de la droite ajaccienne parlent d'un vote sanction à l'encontre du maire de la cité impériale. Ce dernier a une réponse toute prête qui remet les pendules à l'heure : « Il est important de rappeler que, sur Ajaccio, tous les cantons renouvelables appartenaient au camp des conservateurs. Depuis dimanche, la gauche a conquis un canton, celui d'Ajaccio III et je suis heureux et fier de la victoire de François Casasoprana. Il a défendu avec force et conviction le travail effectué par la municipalité. Il a porté haut les couleurs du progrès, de la modernité, avec sincérité et compétence ».
Sur les autres cantons, où la gauche n'a pu obtenir la majorité, Simon Renucci est loin de faire une analyse défaitiste. « Les candidats de la gauche, Jean-Louis Amidei et Patrice Terramorsi, ont porté avec force et conviction nos valeurs de solidarité et de justice sociale. Dans le 5e canton, Michel Mozziconacci est parvenu à être présent au second tour d'une élection difficile. Il a effectué une campagne digne et respectueuse et a réalisé un très bon score. Bref, tous ont fait honneur à l'engagement en politique, tel que nous le concevons ».
Et le député-maire d'aller plus loin en évoquant la situation nationale : « Je me réjouis de la victoire de la gauche. Elle doit cependant être accueillie avec humilité, responsabilité mais aussi lucidité au vu du mal-être de nos concitoyens ».
Mais au-delà des seules cantonales, Simon Renucci revient sur le renouvellement et le changement sur Ajaccio. « Vous savez, dès ma première élection, j'ai été élu en défendant un triptyque clair : rénover, réconcilier, construire. Depuis, je ne cesse d'appliquer cette méthode et aujourd'hui plus que jamais j'ai la conviction, et l'histoire contemporaine le prouve, que seule la gauche peut porter la modernité et le progrès». Simon Renucci aime aussi à parler de « tolérance et de respect, des valeurs qui rassemblent ». Il faut dire que durant ces dernières cantonales certains candidats avaient rangé ces mots aux vestiaires…
JJ Gambarelli
Article Corse Matin du 30 Mars 2011
Retrouvez l'entretien de Corse Matin avec le Député-maire de la Ville d'Ajaccio.
Tour d'horizon avec Simon Renucci de l'actualité de ce début d'année dans la commune. L'occasion d'évoquer aussi quelques dossiers qui semblent tarder à sortir des cartons.
Comment abordez-vous cette nouvelle année ?
C'est une année difficile qui s'annonce, du fait de la crise et des réformes qui impactent les équilibres financiers des collectivités. Regardez par exemple ce qui se passe du côté de la taxe professionnelle. Sa suppression a été en partie compensée, mais nous ne bénéficions plus de son augmentation annuelle. Jusqu'à quand l'Etat sera-t-il en mesure de poursuivre un effort qui, sur le plan national, se chiffre à quelque 11 milliards d'euros ?
Quels seront les temps forts de 2011 ?
Le Plan local d'urbanisme doit être voté avant le mois de mars. Ce document est le fruit d'un travail important, lié à la mise en oeuvre du Plan d'aménagement et de développement durable. Les grandes lignes du PLU reposent sur l'aménagement et la protection d'un secteur allant de la route des Sanguinaires jusqu'à la place Miot ; le renforcement et la densification du centre-ville, auquel s'ajoute le vallon de Saint-Antoine à travers l'ouverture de la rocade ; et enfin, un développement côté est qui repose notamment sur la suppression des sphères du Loretto.
Pour en revenir au centre-ville, la mise en place d'une ZPPAUP, couplée à une opération programmée d'amélioration de l'habitat, permet une valorisation et une protection du patrimoine sur une superficie totale de 72 ha.
La prolongation de la rocade est donc toujours d'actualité ?
Ce dossier est conduit en partenariat avec la CTC. Il faut reconnaître que, de 2007 à 2009, les comptes rendus des réunions techniques CTC/Ville n'ont guère traduit d'avancées notables. Pour notre part, ce chantier figure encore cette année au budget primitif de la commune.
Et qu'en est-il du renouvellement urbain ?
Le projet ANRU se poursuit avec, en 2011, l'ouverture de deux chantiers importants : l'école des Salines et la maison de quartier des Cannes. Cette année sera également marquée par la montée en puissance des travaux d'aménagements hydrauliques afin de prévenir le risque lié aux inondations.
L'objectif est de promouvoir un fonctionnement urbain plus durable, qui passe aussi par une nouvelle organisation des transports et du stationnement.
Justement, le manque de places de stationnement est un problème récurrent. Quand interviendront les premières solutions ?
Je ne dissocie pas cette problématique de celle de la circulation et des transports collectifs. Le premier changement en 2011, c'est la mise en place du nouveau réseau de bus ce week-end avec de nouveaux quartiers desservis, de nouveaux tarifs d'abonnement et de nouveaux horaires. Il s'agit de disposer de transports collectifs plus attractifs et mieux adaptés aux besoins des usagers afin d'offrir une réelle alternative à l'automobile.
Pour le stationnement, cette année seront lancés les appels d'offres pour les parkings souterrains du marché et du boulevard Lantivy. La réhabilitation du parking du Diamant figure également au programme. Pour le moment, nous respectons le calendrier fixé en 2008 avec en ligne de mire 1 000 places supplémentaires en 2014. Ces travaux nécessiteront la création d'une structure temporaire au Margunaghju, qui fait l'objet de pourparlers avec la CTC et la CCI.
Du côté de la citadelle, en revanche, le dossier semble au point mort...
Notre position n'a pas changé depuis 2005 : la citadelle doit être cédée à la Ville d'Ajaccio pour l'euro symbolique. À la suite de la réunion à laquelle j'avais participé au ministère de la Défense, un comité de pilotage avait été mis en place et nous avions pris l'engagement que l'aménagement futur du site aurait une dimension à dominante culturelle. Depuis, l'Etat semble hésiter et n'envisagerait plus une cession à titre gratuit... Nous ne nous laisserons pas faire. Du moment que la citadelle n'a plus aucun rôle à jouer dans le système de défense nationale, elle demeure un monument du patrimoine ajaccien et c'est à la Ville, principal aménageur du territoire communal, de décider de son avenir.
Mais, la commune a-t-elle les moyens de ses ambitions sur un site pareil ?
Du fait de son état, l'aménagement du site sera très coûteux et nécessitera l'activation de nombreux partenaires. La CTC a déjà fait part de son intérêt, ce qui est un premier point positif. La Ville engagera des fonds, mais elle ne pourra pas se permettre le luxe de payer pour quelque chose dont les Ajacciens s'estiment déjà, et à raison, les légitimes propriétaires.
Propos Recueillis Par M.k. Et S.p.
Entretien Corse Matin»
Entretien 1 Corse Matin 22 Janvier 2011
(1.02 Mo)
Entretien 2 Corse Matin 22 Janvier 2011
(980.19 Ko)
Photos Pierre-Antoine Fournil
Effervescence inhabituelle à La Poste de Mezzavia qui comptait hier parmi ses guichetiers une personnalité prestigieuse : Simon Renucci. Le député-maire a accepté d'endosser pour quelques dizaines de minutes le rôle du postier. Et de tomber la cravate pour l'occasion.
La Poste anime du 15 au 20 novembre une campagne nationale intitulée « Paroles de postiers ». L'objectif est de donner la parole aux postiers qui expriment leur conception du métier, leurs motivations et leur relation avec le public sur des grands panneaux.
Les agents de bureaux de poste de toute la France ont été invités à rédiger un message portant sur leur engagement au quotidien dans leur métier.
La parole aux postiers
Parmi les vingt phrases sélectionnées, quatre ont été choisies comme expressions fondatrices de la campagne : « Pour moi un client bien écouté, c'est un client mieux conseillé », « J'accueille tout le monde et je prends soin de chacun », « Pour moi, un crédit s'accorde ou se refuse, mais toujours dans l'intérêt du client », « Moins d'attente, c'est chaque jour plus de clients satisfaits ».
Pour mieux appréhender la diversité du métier de postier, Simon Renucci s'est donc installé derrière le guichet et a reçu le public, avec à ses côtés une vraie employée de La Poste. « J'ai accepté cette mission car je suis très attaché à l'égalité de l'accessibilité aux services publics, explique le député-maire. La Poste a consenti à de vrais efforts pour rester un service public, présent en milieu rural, et améliorer l'organisation de ses services, l'accueil du public. Le dialogue qui s'instaure est la première étape du lien social ».
Ecoute, patience et polyvalence
Dans la file d'attente, les clients sont surpris et amusés en découvrant leur nouveau guichetier temporaire. « Bienvenue ! Quel est votre prénom ? », lance-t-il à chaque personne qui se présente. Il écoute avec attention les demandes très diversifiées des clients : achat de timbres, envoi de colis, versement ou retrait d'espèces, conseils financiers.
« C'est surprenant d'être servie par le maire, même un peu intimidant, raconte Amanda. C'est la meilleure façon de se rapprocher à la fois des travailleurs et des gens ».
Très à l'aise, le maire poursuit la réception du public en n'oubliant jamais d'adresser à chacun un bon mot, une phrase d'encouragement.
« Il est très efficace, constate Laurence Bartoli, guichetière. J'apprécie sa démarche de prendre ma place pour mieux comprendre le fonctionnement de mon métier ».
Et être guichetier à La Poste requiert patience, écoute et polyvalence. Comme a pu le constater le député-maire.
Article Corse-Matin
Sur ma page Facebook, de nombreux internautes sont intervenus et ont posé des questions pertinentes, voici quelques éléments de réponses :
Sur le Plan Local d'Urbanisme de la ville d'Ajaccio réponse à Soumia Amar
I l sera voté durant l'année 2010. Il intervient après un travail de fond considérable de la part des services de la ville. Nous avons commencé dès 2001, avec la révision du POS, en suite nous avons créé la CAPA, qui a adopté son Programme Local de l'Habitat ( le seul en Corse) et son Plan de Déplacements Urbains. Nous avons également élaboré un Plan d'Aménagement et de Développement Durable (PADD), protégé notre patrimoine naturel et notamment les espaces boisés classés, et nous avons instauré la plus grande zone de protection du patrimoine de Corse ZPPAUP du centre ville d'Ajaccio). Le PLU arrivera au terme de ce long processus marqué par de nombreuses concertations avec la population. Les grands axes sont : protection à l'ouest, densification au centre, expansion/ rénovation à l'est ( notamment avec le programme de renouvellement urbain sur les Cannes et les Salines)
L'info en + sur Ajaccio.fr Ruvrique vidéothèque: vidéo reportage sur la restructuration des quartiers des Cannes et des Salines sur http://www.ajaccio.fr/Reportage-Video-la-Renovation-des-quartiers-Cannes-Salines_a834.html://
Sur les transports et la SNCM: réponse à Christophe Marinari
Je suis un défenseur du service public et j’ai toujours agi pour renforcer le service public. C’est évidemment l’attitude qu’adopteront les forces de gauche si elles deviennent majoritaires à l’Assemblée de Corse. Si les règles sont bien établies, si des garanties sont prises pour que les droits sociaux soient respectés, la concurrence peut être un facteur de progrès. C’est le principe même de l’économie sociale de marché que défendent les sociaux-démocrates. Mais une des conditions essentielles de l’économie sociale de marché, c’est la transparence. De ce point de vue, si la commission d’enquête parlementaire est constituée, et j’y prendrai toute ma part, elle devra se pencher sur les conditions dans lesquelles la SNCM a été privatisée en 2005, en particulier sur le rôle qu’a joué dans cette affaire Monsieur BUTLER. Un rôle que personnellement j’ai du mal à cerner. Le principe d’utiliser la dotation de continuité territoriale à d’autres fins que de subventionner la desserte aérienne et maritime de service public n’est ni choquant ni révolutionnaire : il est inscrit dans la loi du 22 janvier 2002. Pour ma part, je suis favorable à ce que les excédents – s’ils s’en dégagent – soient utilisés pour subventionner de nouvelles lignes vers la Sardaigne, l’Italie et l’Espagne ou pour intervenir sur le réseau routier.
Sur l'avenir de Sagone
La RD81 doit être considérée comme un axe stratégique et donc prioritaire dans les plans d’aménagement (plan routier, PADDUC, conventions PEI) … ce qui est officiellement déjà le cas même si, et nous le regrettons, les investissements tardent à se réaliser (notamment le nouveau pont du Liamone). C’est vital pour la microrégion et pour toute la Corse, tant cet itinéraire est important pour l’activité économique et touristique. Le projet CSD défend pour la Corse un aménagement, raisonné et raisonnable, de la côte, suivant en cela les orientations suivantes: protection des espaces remarquables, densification vers l’intérieur (plutôt qu’étalement sur le littoral), encouragement d’un tourisme de qualité (résidences hôtelières intégrées) plutôt que l’économie résidentielle (construction de villas). Cette ambition pour le développement, l’aménagement et l’animation comprend également une dimension de revitalisation (maintien et développement des services publics), de valorisation du territoire (notamment les terroirs agricoles) et de soutien aux initiatives culturelles et sociales (souvent portées par des structures associatives). Nous pensons que les synergies entre intérieur et littoral sont naturelles et vitales : nous voulons œuvrer pour la réconciliation et pour mettre un terme aux divisons qui empêchent la Corse d’avancer.
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