Pour un véritable service public de la petite enfance




Pour un véritable service public de la petite enfance
Depuis des semaines, l’accueil de la petite enfance est remis en cause par la politique du gouvernement. Comment le gouvernement peut-il prétendre améliorer l’accueil des enfants alors qu’il autorise du surnombre, même « ponctuel », sans modifier le taux d'encadrement ? Il est fondamental de s'opposer à cette dynamique de baisse de la qualité du service avec une augmentation du coût pour les familles et de défendre le principe d’un service public local de la petite enfance. Le mode de garde des enfants reste un problème majeur, auquel les familles – et en particulier les femmes, lors de leur retour à l’emploi après la naissance des enfants – sont confrontées quotidiennement. Aujourd’hui il manque plus de 400 000 places.

Pour un véritable service public de la petite enfance
Quand on connaît l’angoisse des parents qui confient leurs enfants à une structure collective et les problèmes psychologiques liés à l’accueil de l’enfant, on ne peut que s’interroger sur cette ambition. Par ailleurs, l’enfant ne sera pas accueilli dans les mêmes conditions que dans une crèche, qui possède un directeur et un responsable médical. Il est donc erroné de penser que cette proposition de loi répondra à l’engagement de créer 100 000 places supplémentaires. Cette politique, dangereuse et injuste, se fait au détriment des conditions d'accueil des enfants et des familles, à commencer par les plus modestes. Le développement des modes de garde collectifs, diversifiés, organisés au sein d’un véritable service public de la petite enfance, serait le meilleur moyen de satisfaire les attentes des parents et les besoins des enfants.