Marché public d'Ajaccio : Simon Renucci dépose plainte


Dans un entretien accordé à Corse-matin, le Député-maire d'Ajaccio annonce qu'il déposera plainte contre X pour diffamation publique !



Marché public d'Ajaccio : Simon Renucci dépose plainte
À la suite d’envoi de lettres anonymes et de l’annulation du marché dit des avocats, l’attribution des marchés publics à Ajaccio fait l’objet de suspicions. Qu’en est-il ?La vérité est toute simple. Chaque année, la ville attribue 30 millions d’euros de marchés publics. Celui-ci représente 300 000 euros par an. Il existe une commission d’appel d’offres qui est composée de cinq membres titulaires et de cinq membres suppléants. Ils ont été élus par le conseil municipal dans sa séance du 28 mars 2008. Cette commission a toujours travaillé dans la sérénité, avec sérieux, compétence et équité. Depuis 2001, nous avons attribué 400 marchés et permettez-moi de rappeler que la ville d‘Ajaccio n’a jamais été condamnée pour l’octroi d’un marché public !

Pourtant le marché dit des avocats a été attaqué et le tribunal administratif l’a annulé ?
Seul parmi les treize groupements de candidats, celui composé d’un cabinet ajaccien associé à un cabinet parisien, qui n’a pas été retenu au terme de la procédure de mise en concurrence, a décidé de contester le marché devant le tribunal administratif. C’est son droit le plus strict, et d’ailleurs nous n’avons pas fait le moindre commentaire à son sujet. Le juge des référés administratifs a annulé ce marché en se fondant sur des éléments purement techniques liés à sa publicité. Il n’a porté aucune critique ni sur les conditions du déroulement de la procédure en CAO, ni sur les choix des candidats retenus. Cela met un terme aux graves accusations d’infractions pénales colportées contre la ville.

Pourquoi portez-vous plainte ?
La probité et l’honneur des élus, ainsi que la compétence et la neutralité de l’administration communale, ont été scandaleusement mis en cause au moyen de lettres anonymes infamantes. Ceux qui confondent la liberté d’expression et le droit à l’injure ne sont pas des démocrates. La démocratie est un bien trop important pour laisser de tels agissements se perpétrer, c’est pour cela que je déposerai plainte contre X pour diffamation publique en mon nom et au nom de la ville d’Ajaccio ! Elles seront déposées dès cette semaine. La démocratie, c’est le régime de la dignité du peuple et pas une promesse d’impunité pour les calomniateurs. Tous ceux qui ont cherché à salir ma probité et mon honneur ainsi que celui des élus, doivent réaliser qu’ils auront à rendre des comptes de leurs actes et de leurs propos devant la justice.

Vous évoquez une machination politique. Pourquoi ?
Je parle d’une « possible » manipulation politique ! La façon dont les événements se sont enchaînés est inquiétante et désarmante. Nous l’avons perçu comme un acharnement et cela soulève des interrogations. Je constate qu’ils interviennent à quelques mois d’échéances électorales importantes pour la Corse. Due bugii ùn facenu mica una verità . Je le dis avec force et en conscience : la pratique de la calomnie renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire. Nous travaillons honnêtement au services des Ajacciens et du bien commun, en respectant le droit, la justice et l’équité. Il est donc grand temps que cette polémique cesse !