La solidarité intergénérationnelle : Une ardente nécessité




La solidarité intergénérationnelle : Une ardente nécessité
La réforme des retraites menée par le gouvernement n’est pas une réforme juste.

Sil est fondamental de souligner l'injustice social de ce projet, on oublie parfois d'évoquer l'avenir des nos enfants au coeur d'un système à bout de souffle financièrement.

Cette réforme est aussi injuste au plan de l’équité intergénérationnelle. En ce jour de grèves nombreux sont ces jeunes, qui ne seront pas dans la rue, car ils ont perdu confiance. Ils n'ont plus en confiance en un système qui ne les protégera pas, un système qui pèsera sur les jeunes générations : elles vont cotiser plus, avec le recul de l’âge légal ; percevoir moins, avec la baisse à venir du niveau des pensions ; et elles se font spolier des 34 milliards d’euros capitalisés au sein du Fonds de réserve des retraites, qui leur étaient destinés et que le gouvernement a décidé de verser aux retraités actuels.
 
Cette iniquité entre générations n’est pas spécifique aux retraites : toutes les grandes politiques publiques, en réalité, sacrifient les jeunes générations.

La rentrée a amené son lot de déceptions dans l'éducation nationale.

Depuis 2008, ce sont 40000 postes qui ont été supprimés.Le nombre de Conseillers principaux d’éducation (CPE) recrutés ne cesse de décroître (600 en 2002, 400 en 2005, 250 prévu en 2010) et le nombre d’assistants d’éducation reste très insuffisant. Les effectifs du personnel surveillant ont été presque divisés par deux depuis 2004. L’école manque de Conseillers d’Orientations Psychologues, d’éducateurs spécialisés, d’assistantes sociales, d’infirmières… Ce sont les plus fragiles qui souffrent de cette situation : cette année encore, le gouvernement se montre incapable d’offrir une solution de scolarisation à plus de 13000 enfants en situation de handicap.

L’emploi des jeunes s’est massivement dégradée depuis trente ans par rapport au reste de la population active. Et enfin, la dette publique : 1700 milliards d’euros en 2010, utilisés non pas à préparer l’avenir mais à soutenir artificiellement le train de vie des générations actuelles, aux frais des jeunes générations qui vont en assurer le remboursement.

Depuis près de trente ans, les jeunes générations ont servi de variables d’ajustement à la crise que traverse la France depuis trente ans. Face à un monde en plein mutation, il en va de notre survie de soutenir et d'aider les jeunes générations à préparer sereinement leur avenir.

La solidarité intergénérationnelle et l'équité doit présider à toutes les politiques publiques.

En effet, une des priorités du pays doit être l’investissement social dans les générations futures.