L’éthique de la responsabilité




L’éthique de la responsabilité
Dans les tous prochains jours, les élus de la Ville d’Ajaccio auront la grande fierté d’inaugurer la future caserne des pompiers, la maison de quartier des jardins de Empereur, le Centre Culturel des Diamants et le nouveau Musée Fesch. Ces équipements, que nous auront l’honneur de livrer à leurs destinataires, sont significatifs d’une action qui vise à renforcer le service public en améliorant les conditions de son exercice et en le plaçant au plus près des besoins de la population. Ils sont la concrétisation de trois des mots d’ordre qui guident notre quotidien : dignité, proximité et solidarité. Le temps est venu pour que la majorité municipale porte témoignage de 8 ans et demi d’efforts et de passion, sur cet état d’esprit qui nous anime et qui donne son véritable sens à notre engagement.

2001-2008 : rénover, réconcilier, construire

A Ajaccio, l’année 2001 marque une rupture dans la conception même de l’action publique locale. Nous sommes passés d’une politique de l’immédiat à une politique du respect, de la cohérence et de la responsabilité. Afin de construire une société plus juste, nous nous sommes imposé comme préalable à l’action de rénover la Cité et de réconcilier les Hommes.

La Ville était en retard dans tous ses domaines de compétence, cumulant d’inquiétants déficits en infrastructures et en équipements de base, incapable en conséquence d’assumer son rôle non seulement en Corse mais également auprès de son arrière pays.

En matière d’urbanisation, de développement durable, de sport, de politique de la jeunesse, de culture, tout a changé. Notre ville a retrouvé sa confiance et l’augmentation de la population-+15% en 10 ans- en témoigne. C’est le signe d’une nouvelle attractivité et d’une qualité de vie retrouvée. Avec le renforcement de la solidarité territoriale et intergénérationnelle, nous avons créé durant la mandature 2001-2008 les conditions pour qu’Ajaccio puisse devenir l’aiguillon de la modernisation de la Corse, dont l’avenir est étroitement lié au dynamisme de sa capitale.

Lorsque nous sommes revenus devant les électeurs en 2008 afin de soumettre notre bilan à leur jugement, nous avons choisi comme nom pour notre liste « Ajaccio Capitale ». Ce n’est pas un simple slogan destiné à l’oubli une fois l’élection passée, mais une véritable profession de foi qui exprime notre amour pour Ajaccio.

Le destin d’une capitale est en effet d’être le moteur d’un territoire, le lieu insigne de l’excellence et du progrès social, ce qui est l’aboutissement d’une politique de solidarité et de responsabilité. C’est pourquoi nous consacrons des moyens considérables à la petite enfance (le nombre de places en crèche a doublé), à la jeunesse (toutes les écoles de la ville ont été modernisées, la capacité d’hébergement des centres aérés a décuplé, le nombre de manifestations sportives a augmenté…) ; à nos aînés (portage des repas à domicile, création d’un réseau gérontologique et d’une maison des aînés...). Nous continuons à faire de l’égalité d’accès à la culture une réalité, notamment avec l’ouverture de médiathèques et la mise en place d’un réseau de lecture publique.

La Ville appartient désormais à tous les Ajacciens. Il n’y a plus, d’un côté un périmètre impérial, objet de toutes les attentions, et de l’autre des secteurs délaissés où les services publics et les investissements étaient quasiment absents. Des maisons de quartier ont été ouvertes, un programme d’un montant inégalé en Corse de 120 M€ a été lancé pour rénover les Cannes et les Salines, laissées à l’abandon pendant des années.

Cette volonté de proximité va de pair avec la prise en compte du fait territorial. La Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien fournit à Ajaccio une nouvelle aire d’influence et un cadre d’action plus conforme au territoire de vie de chacun d’entre nous. Elle est essentielle pour qu’Ajaccio s’affirme comme Capitale, elle est essentielle à la gestion des grands dossiers comme le traitement des déchets ou la nouvelle station d’épuration. Elle permet de disposer de nouvelles marges de manœuvre financières.

La CAPA c’est aussi, dans les faits et dans les actes, l’expression de cette politique de cohérence que nous dicte l’impératif écologique prôné par le Grenelle de l’environnement. Ce n’est ni un vernis, ni un alibi, mais une constante inspiration pour agir mieux et autrement en nous conformant à une éthique de la responsabilité.

2008-2014 : l’ambition de la ville durable

Cela implique de dire la vérité aux Ajacciens, en se fondant sur un socle solide constitué d’études et de projets réalistes. L’avenir ne se trouve pas dans le tout-automobile, mais bien dans les transports en commun pour une Ville rendue aux piétons où l’espace public sera reconquis et revalorisé. Le respect de la nature et de la santé publique nous impose de faire un effort sans précédent dans le domaine du traitement des déchets, afin de libérer le Pays Ajaccien des décharges illégales.

L’éthique de la responsabilité c’est le courage de se doter de règlements d’urbanisme contraignant pour protéger notre patrimoine architectural et naturel afin de garantir l’essor durable de la Cité. Etre responsable c’est encore respecter celles et ceux qui travaillent pour les Ajacciens tout en se montrant exigeant sur la qualité du service public.

Le chemin sur lequel nous nous sommes engagés n’est pas le plus facile. Nous refusons la politique-spectacle et la poudre aux yeux. Nous assumons un héritage difficile sans le renier, en nous efforçant d’assainir, au propre comme au figuré, une Ville que nous voulons protéger des dégradations, des pollutions diverses et des inondations. C’est pour cela que nous avons réalisé les bassins de rétention de Bodiccione, de la Madonuccia et l’exutoire Sainte –Lucie.

Avec les citoyens, notre ambition est de construire une ville durable. C’est particulièrement visible dans le domaine de l’énergie, ou nous sommes engagés dans des démarches telles que le pôle de compétitivité Cap Energies, le programme européen Concerto pour l’utilisation des énergies renouvelables et le choix de constructions certifiées « Haute Qualité Environnementale » pour les bâtiments municipaux. Quant à l’ Opération Grand Site Parata-Sanguinaires, réalisée avec le concours de l’ensemble des collectivités locales et de l’Etat, elle est emblématique de ces actions qui contribueront à faire de notre île une éco-région.

La Corse doit être fière de sa Capitale où rayonne sa culture, où se construit son avenir, où l’écocitoyenneté est une nouvelle dimension de l’action publique ! Vivre en harmonie avec notre environnement, c’est une promesse de paix entre les hommes. Et c’est ce que nous devons léguer à nos enfants.