Ajaccio augmente sa population de 13% !


Ajaccio compte désormais 65000 habitants, soit une progression de 13% de sa population. Simon Renucci délivre quelques explications et donne des pistes de réflexions:



Ajaccio augmente sa population de 13% !
Comme vous le savez, depuis janvier 2004, le recensement de la population est annuel. Une nouvelle méthode de recensement remplace le comptage traditionnel organisé, auparavant, tous les huit ou neuf ans.

A titre de rappel,les communes de moins de 10.000 habitants réalisent désormais une enquête de recensement exhaustive tous les cinq ans, à raison d’1/5 des communes chaque année. Les communes de 10.000 habitants ou plus réalisent annuellement une enquête par sondage auprès d’un échantillon de 8 % environ de leur population.

C’est à l’issue d’un cycle d’enquêtes de cinq ans, en décembre 2008, que l’Insee vient de diffuser les résultats statistiques complets à tous les échelons géographiques.

Depuis les recensements de la décennie 1990, il était volontiers répandu (cela servait parfois d’argument de campagne électorale) que la Ville d’Ajaccio était entrée dans une nouvelle phase de la répartition du peuplement : elle perdait de la population au profit de sa périphérie. Les zones rurales périurbaines redevenaient attractives au détriment de la Ville-centre qui, confrontée à des difficultés de plusieurs ordres, envoyait ses habitants résider dans des zones de plus en plus éloignées.

Toutes ces ruptures avec la concentration antérieure, qui avait caractérisé des lustres d'urbanisation, reçurent la même interprétation, que résumait l'expression « contre-urbanisation ». On pensait que le renversement des migrations serait durable parce qu'il traduisait une plus grande liberté de choix, en termes de cadre de vie, dans une société disposant de meilleures facilités de communication.

Or les résultats du recensement de 2006 invitent à revenir sur cette interprétation de l'évolution du peuplement selon le niveau géographique auquel on l'observe : la concentration de la population reprend à l'échelon du Pays ajaccien et de la Cité impériale.

Ainsi, entre 1999 et 2006, le taux annuelle d’évolution a été supérieur à 2% pour l’ensemble du pays ajaccien.

D’une manière plus générale, la Corse fait partie des huit régions qui ont un taux de croissance annuel (0,8%) supérieur à la moyenne nationale (0,7%).

Sur la période 1999 (date du dernier recensement général) 2006, le taux d’accroissement, remarquable de la population ajacienne est de 27,10% ce qui en fait l’un des tout premiers de France et des 83 communes dont la population est comprise entre 50.000 et 99.999 habitants.

Il convient d’insister, et c’est ce que je souhaite faire, sur la signification de cet accroissement.

Dès notre élection en mars 2001, je me suis attaché, avec toute l’équipe municipale qui m’entoure, à répondre aux aspirations des Ajacciens et des familles :

- Multiplication du nombre de places en crèche,
- Mise aux normes d’écoles et augmentation de la capacité d’accueil en restauration scolaire,
- Accueil des jeunes en centres aérés (CLSH),
- Faciliter l’accès des jeunes à la pratique du sport : école municipale des sports, équipements sportifs réhabilités ou mis en chantier,
- Une politique active et volontariste en direction des familles en difficulté, des personnes âgées, des personnes en voie d’exclusion,
- Une politique culturelle riche, diversifiée et qui réservera une place de plus en plus grande à notre identité.
-
Je pourrai continuer une énumération de réalisations ou de grands chantiers en cours (exutoires ; Opération Grands Sites et tant d’autres priorités).

Deux facteurs importants se sont conjugués pour obtenir ces résultats :

1. La modernisation de l’administration communale. Il est bon que les Ajacciens sachent que le personnel communal a su se mobiliser avec professionnalisme et disponibilité pour l’intérêt général, pour le bien commun.
2. L’adhésion de l’ensemble de la population à cette politique de renouveau et de modernisation. Tous ont consenti des efforts, entreprises, commerçants, artisans, acteurs sociaux et culturels…

Ainsi grâce aux ajacciens, Ajaccio s’est davantage affirmée comme la capitale régionale de la Corse.

Elle renouvelle chaque jour les preuves de son dynamisme et de sa vitalité.

Elle manifeste, en dépit de graves difficultés de l’heure une confiance et une espérance en son avenir.

La vitalité d’Ajaccio rayonne au-delà de son territoire propre, puisque l’ensemble des communes adhérentes à la CAPA connaissent parallèlement un accroissement significatif de leur population.

C’est donc son dynamisme et une confiance partagée qui valident notre démarche collective.

Nous avions raison, aussi de dire que le « pays ajaccien » englobait la rive sud du golfe d’Ajaccio, qui elle aussi connaît un accroissement démographique.

Lorsque la ville-centre s’affaiblit, c’est tout le territoire qui perd.
Lorsque la ville-centre se renforce, c’est tout le territoire qui est gagnant.

J’insiste tout particulièrement sur ce dynamisme et sur cette vitalité parce que, malgré tout, la cité impériale pèse d’un poids important sur le plan démographique, économique et politique.

Cette importance crée à l’égard de notre municipalité, des obligations et des devoirs ; elle crée aussi des droits. Le premier de ces droits que nous revendiquons, est celui d’être entendu et de bénéficier de la même attention, de la part de l’Etat, de la CTC ou du Conseil général en ce qui concerne les aides financières, que les autres communes de Corse.

Nous y veillerons.